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Les sorties littéraires à mettre sur ta liste en août

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Août n’est pas seulement le mois de la fin des vacances, c’est aussi celui où les maisons d’édition québécoises préparent le terrain pour la rentrée. Romans qui bousculent le quotidien, essais collectifs sur l’amour, premier titre d’une collection de science-fiction solarpunk et incontournables jeunesse, voici ce qui atterrit en librairie ce mois-ci.

Des romans qui redistribuent les cartes du quotidien

Geneviève Jannelle revient avec Exploser tout bas (Québec Amérique, disponible dès le 4 août), un roman sur Claude, mère de trois filles rattrapée par la charge mentale, qui bascule un jour dans une réalité parallèle où ni ses enfants ni le grand amour de sa vie n’ont existé. L’autrice y explore les vies qu’on ne vit pas, avec l’humour noir qui a fait le succès de son précédent titre, vendu à près de 12 000 exemplaires. Prendre son souffle, son roman à l’origine de ce succès, ressort simultanément en format poche.

Julie Dugal signe La constellation du cheval (Marchand de feuilles, 6 août, 29,95 $), qui suit Annie dans une spirale de magasinage compulsif après avoir quitté un emploi toxique. Entre les fards, le cachemire et les vernis accumulés comme des refuges, le roman aborde l’oniomanie et la reconstruction, sur fond de forêt laurentienne et de dérèglement climatique.

Dans Obsédée (Libre Expression, 5 août, 29,95 $), Geneviève Jetté signe un premier roman cru et drôle sur les pensées intrusives, à travers une narratrice qui apprivoise un diagnostic récent de trouble obsessionnel-compulsif entre une peine d’amour à Rosemont et une escapade à Madrid.

Rémi Bourget, avocat et chroniqueur judiciaire connu du grand public, publie son premier roman, Promenades Hochelaga (Hurlantes éditrices, 6 août, 29,95 $). Quatre personnages de la rue Moreau y cherchent tous la même chose, plus d’argent, plus de liberté, plus de sécurité, dans un récit rythmé à l’humour trash assumé. Lancement le 12 août à 18 h à la Librairie Le Renard Perché.

Un collectif et un essai qui regardent le Québec autrement

Léa Clermont-Dion dirige Parlez-moi d’amour (Cardinal, en librairie le 7 août, 26,95 $), un collectif réunissant douze voix, dont Kim Lévesque-Lizotte, Catherine Ethier, Alex Viens, Phara Thibault, Maïka Sondarjee et Rébecca Déraspe, qui abordent le désir, la perte et l’attachement à travers l’essai, la nouvelle et le poème. Lancement le 12 août à 17 h 30 à la Librairie La Maison des feuilles.

Tristan Demers propose Un dîner avec les Pierrafeu (6 août), une plongée dans l’adaptation québécoise culte de la série animée, diffusée pour la première fois à Radio-Canada en 1971. L’essai retrace comment le doublage en joual a marqué l’imaginaire collectif et ouvert la voie à d’autres adaptations télévisuelles.

Un premier titre en science-fiction solarpunk

Fleuve de plastique d’Étienne Rioux (Kata, collection Sève noire, 3 août, 330 pages, 27 $) inaugure une nouvelle collection adulte de solarpunk québécois. En 2045, dans un Québec ravagé par les crises climatiques, un père fuit vers Trois-Pistoles avec ses fils lorsqu’une panne majeure menace de plonger la province dans le chaos. Un road trip post-apocalyptique porté par les paysages du Saint-Laurent, qui mise sur la résilience plutôt que sur le fatalisme.

Jeunesse et bande dessinée

Chez les tout-petits, La rentrée des 1000 enfants de Valérie Fontaine, illustré par Yves Dumont (dès 3 ans, disponible le 4 août), suit la démesure d’une rentrée scolaire chez la famille Chose et ses 772 enfants. Un cahier de coloriage compagnon, Colore avec les 1000 enfants, accompagne la sortie.

Chères filles noires (Dent-de-lion, 6 août) est l’édition bilingue français-créole haïtien de l’album jeunesse acclamé Dear Black Girls, porté par la voix de Shanice Nicole. Né en réponse aux violences vécues par les communautés noires, ce texte célèbre l’identité et l’estime de soi des jeunes filles noires.

Du côté de la bande dessinée, Olivier Carpentier lance La bande à Charlot, Le carnet rouge (Groupe Modus), une aventure ancrée dans le Montréal criminel des années 1920, portée par Charlot, sa bande d’amis et son castor de compagnie Roger.

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