La marque montréalaise entre dans son centenaire avec deux ambassadrices de choc, un concept de boutique repensé et une volonté claire de changer de registre stylistique.
Reitmans, c’est un peu la marque de la mère, de la grand-mère, de la sœur. Présente dans presque toutes les villes canadiennes depuis 1926, elle a accompagné des générations de femmes avec une constance rare dans le commerce de détail. Pour son centenaire, elle s’appuie sur cet héritage pour prendre des risques qu’elle ne se serait peut-être pas permis avant.
Le signal le plus fort vient du casting. Coco Rocha, mannequin canadienne de renommée internationale et visage des plus grandes maisons, prend la tête de la campagne du 100e anniversaire. Le choix est ambitieux, et il est assumé. À ses côtés, Catherine St-Laurent, actrice et figure style bien ancrée dans la culture québécoise, vient donner à l’ensemble une résonance locale immédiate. L’une apporte la crédibilité mode à grande échelle, l’autre parle directement aux femmes d’ici. On ne choisit pas ces deux femmes-là par hasard.
Sur le terrain, la transformation est aussi physique. Fin avril, un nouveau concept de boutique ouvre au Carrefour Laval, développé avec le cabinet de design BURDIFILEK. L’expérience en magasin sera repensée de fond en comble, plus immersive, plus éditoriale, conçue pour qu’on ait envie d’y rester.
Du côté culturel, la marque s’associe aux Prix Canadiens des Arts et de la Mode (CAFA), dont la cérémonie se tient le 23 avril à Montréal, et entame une collaboration de deux ans avec le Musée McCord Stewart. Des partenariats qui l’amènent sur un terrain culturel nouveau pour elle, et qui élargissent ce qu’on pensait savoir de la marque.
Cent ans après ses débuts sur le boulevard Saint-Laurent, Reitmans choisit de ne pas se reposer sur ses lauriers et ose se repositionner. À suivre.

