Festival International de Jazz : Avishai Cohen Trio avec orchestre

Je ne connaissais pas vraiment l’univers d’Avishai Cohen avant ce concert. Je suis allée l’entendre un peu par curiosité, sans attentes précises. Ce que j’ai découvert m’a profondément touchée. Dès les premières minutes, je me suis sentie prise dans un mouvement musical fluide, constant, sans rupture.

Le concert a commencé avec l’orchestre seul, pendant environ dix minutes. Une introduction instrumentale sobre, bien menée. Puis Cohen est entré sur scène, discrètement, et s’est intégré à la pièce en cours sans interruption. Ce passage s’est fait de façon si naturelle qu’on aurait presque pu ne pas remarquer son arrivée. L’ambiance s’est installée ainsi, sans éclat, avec beaucoup de finesse.

Au fil du concert, il a pris la parole à quelques reprises. Il a expliqué l’origine de certaines chansons, notamment celles transmises par sa mère. Ces interventions étaient courtes, justes, et donnaient un contexte sans jamais trop en dire.

La setlist était longue et bien construite. Elle commençait avec Nature Talking, qui glissait ensuite vers When I’m Falling. Suivaient Song for My Brother, Puncha Puncha, puis Two Roses, pièce-titre du projet. A Child Is Born est arrivée à un moment calme du programme, presque suspendue. Ensuite, il a enchaîné avec Kumi Venetse, un Arab Medley, Morenika et Alon Basela, qui apportaient chacun une couleur particulière, entre tradition, mémoire et recomposition. Après une brève pause d’applaudissements, il est revenu pour trois rappels : Almah Sleeping, Seven Seas et Nature Boy. Il a choisi de prolonger le moment, et le public apprécie.

L’équilibre entre le trio et l’orchestre était bien tenu. Le trio jouait avec une précision souple, sans surcharge. L’orchestre, lui, savait quand s’imposer et quand s’effacer. L’un n’écrasait jamais l’autre. On avait parfois l’impression d’entendre une seule entité, malgré la différence de format.

J’ai tout aimé. Je n’ai pas attendu de moment fort, parce que tout était bien construit du début à la fin. Le concert m’a tenue dans un état d’attention constante. Rien n’était trop, rien ne manquait. C’était tout simplement, juste.

Pour plus d’infos, discographie complète, concerts et vidéos : avishaicohen.com