À la rentrée, les lunettes prennent autant de place dans un look qu’un sac ou une paire de chaussures. Pour l’automne-hiver 2026, les montures gagnent en volume, les acétates se réchauffent et les détails deviennent plus travaillés. Chez BonLook comme parmi les créateurs indépendants sélectionnés par Georges Laoun Opticien, les lunettes ne cherchent plus vraiment à se faire oublier.
Les montures prennent de l’ampleur
Les silhouettes généreuses s’imposent parmi les formes fortes de la saison. Chez BonLook, Alana adopte une carrure imposante déclinée en écaille bronze ou grise, tandis que Midtown revisite la forme carrée avec des lignes marquées et des coloris crème, brun ou bordeaux. Côté masculin, Fabian poursuit dans la même direction avec son acétate brun marbré et sa construction épaisse.
Chez Georges Laoun, cette envie de caractère passe par des maisons indépendantes comme Kuboraum et Blake Kuwahara, toutes présentes dans la sélection de l’opticien montréalais. Les créations de Blake Kuwahara se distinguent notamment par leur construction en superposition, où une forme semble enchâssée dans une seconde silhouette. Kuboraum pousse encore plus loin l’idée de la lunette sculpturale avec ses « masks », pensés comme de véritables objets à porter sur le visage.
L’écaille se réchauffe pour l’automne
Le noir demeure un incontournable, mais les bruns, les crèmes et les effets marbrés apportent une chaleur particulièrement bien adaptée à la saison. Chez BonLook, Coyote se décline notamment en écaille crème, ambrée et brune, Greta explore des nuances brunes et grises, tandis que Maribel joue avec un dégradé brun plus subtil.
L’approche devient plus graphique chez Anne et Valentin, une autre maison proposée chez Georges Laoun. Le modèle M.2 associe notamment titane et acétate dans une construction panto très architecturée. Une autre façon de travailler la matière et les contrastes, loin de la monture noire classique.
Les lunettes deviennent de véritables bijoux
C’est probablement la tendance la plus ludique de la rentrée. BonLook pousse la personnalisation jusqu’aux branches avec des breloques interchangeables en forme de cœur, de fleur, de nœud ou de diamant, notamment sur le modèle Belle. Odette joue plutôt la carte du détail discret avec un effet dentelle gravé à l’intérieur de la branche. Plusieurs montures de la collection automne-hiver sont également proposées en bioacétate.
À l’autre bout du spectre, Anna-Karin Karlsson transforme carrément les lunettes en pièces de haute couture. La créatrice suédoise, dont les montures figurent parmi les collections proposées chez Georges Laoun, travaille avec des matériaux comme l’or 24 carats, le titane, les perles, les cristaux et même les diamants. Ses créations sculpturales brouillent volontairement la frontière entre lunetterie, bijou et objet d’art.
L’idée est finalement la même dans les deux univers, mais l’interprétation change complètement : chez BonLook, le bijou devient un accessoire que l’on ajoute à sa monture; chez Anna-Karin Karlsson, c’est la monture elle-même qui devient le bijou.
Les solaires restent dans la garde-robe
La fin de l’été ne signifie pas nécessairement le retour des lunettes de soleil dans leur étui. Chez BonLook, Liora associe des verres ambrés à une forme ronde surdimensionnée, tandis que Severine revisite l’aviateur en écaille brune ou en noir. Côté masculin, Roman conserve cette influence rétro avec sa monture carrée et ses verres teintés.
Chez Georges Laoun, les amateurs de solaires plus pointues peuvent notamment regarder du côté de Kuboraum, Matsuda ou Anna-Karin Karlsson, trois maisons qui figurent dans la sélection de créateurs de la boutique. L’inventaire évolue toutefois au gré des petites séries, des éditions limitées et des pièces uniques, ce qui fait partie de l’expérience de l’adresse montréalaise.
Pour la rentrée 2026, Montréal offre donc deux façons très différentes d’aborder la lunetterie. BonLook traduit les grandes tendances de la saison dans une collection accessible, avec des montures à partir de 149 $ verres inclus, tandis que Georges Laoun mise sur plus de 2 000 montures provenant presque exclusivement de créateurs indépendants et d’entreprises familiales. D’un côté comme de l’autre, une chose est claire : cette saison, les lunettes font partie du look.

