Toutes les sagas ont une fin, et il semble que Venom : The Last Dance (v.f. La dernière danse) marque la dernière fois que Tom Hardy incarne Eddie Brock et Venom.
Pourtant, il est difficile d’imaginer que Sony se sépare d’un personnage aussi central dans son univers consacré aux ennemis de Spider-Man. Après tout, contrairement à l’accueil mitigé de Morbius et Madame Web, les deux premiers films Venom ont rencontré un succès inattendu. Ce troisième volet semble bien parti pour reproduire cette réussite. Avec l’introduction du super-méchant Knull, le film prépare peut-être même la voie à une nouvelle phase de son univers.
Une intrigue dans la continuité de la saga
Dans Venom : The Last Dance, Eddie et Venom sont traqués par des chasseurs de symbiotes venus de la planète natale de Venom. Ces nouveaux ennemis recherchent Venom, car il détient la clé pour libérer leur maître, Knull, un méchant redoutable.
L’idée que Venom devienne détectable à chaque transformation ajoute une tension supplémentaire au film, que j’ai bien appréciée. Dès qu’Eddie se transforme, les extraterrestres peuvent le localiser, entraînant les spectateurs dans un road trip chaotique où Eddie et Venom tentent de fuir, tout en étant poursuivis par l’armée et ces créatures. La dynamique entre Eddie et Venom, avec leurs disputes amicales, reste le point fort du film, malgré une intrigue qui semble parfois dénuée de sens.
Action en pagaille, cohérence en option
Le film enchaîne les scènes d’action : fermeture de la “Zone 55”, courses-poursuites frénétiques et scientifiques paniqués. Et, bien sûr, une scène de danse improbable sur Dancing Queen d’ABBA qui, bien que totalement décalée, ajoute une touche d’humour surprenante.
Cependant, le scénario laisse place à des facilités scénaristiques pour accélérer le rythme et mener Venom à de nouvelles confrontations qui m’ont parfois laissée dubitative. Si certains moments amusent, d’autres paraissent moins aboutis.
Le dernier acte nous offre malgré tout quelques scènes d’action intéressantes, rappelant des combats de jeux vidéo. Mais je dois avouer qu’avec des symbiotes partout, il m’a parfois été difficile de suivre qui était qui. N’ayant pas vu le deuxième volet de la saga, j’ai trouvé que cela entrait en contradiction avec le premier film, qui soulignait la rareté des symbioses humaines.
En résumé
Venom : The Last Dance propose du bon et parfois du moins bon. Il conserve le charme un peu désuet des films de super-héros des années 2000, ce qui peut séduire par nostalgie. Tom Hardy y met toujours autant d’énergie, et certains moments émotionnels sont réussis. Cependant, en tant que conclusion de trilogie, le film m’a parfois semblé décousu et, bien que beaucoup de choses s’y passent, l’ensemble manquait parfois de cohésion.
