1642 : quand la mixologie devient simple

Une marque qui écoute son époque

Depuis quelques années, on observe une mutation dans les envies. Les gens cherchent la qualité sans théâtre. Un intérieur beau mais sans mise en scène. Des vêtements qui durent. Un repas délicieux sans prise de tête. La mixologie devait également s’y mettre.

1642, la marque québécoise spécialisée dans les cocktails, vient de le reconnaître. Dix ans après ses débuts, elle pivote. Elle ne renie pas le savoir-faire de la mixologie, la technique, la précision, tout ce travail derrière le bar, mais elle accepte que ce ne soit plus la seule porte d’entrée.

Une bouteille, un cocktail

Le signal concret arrive sous la forme d’une bouteille de 200 ml. Un format, un cocktail. Fini les dosages approximatifs, fini les bouteilles partagées qui traînent. Pour les restaurants et les bars, c’est une réponse directe aux contraintes d’aujourd’hui : réduire le gaspillage, assurer la constance, gagner en efficacité sans sacrifier la qualité. Pour le consommateur à la maison, c’est une permission. Un bon cocktail, sans l’apprentissage.

Il y a une subtilité dans cette approche. 1642 ne dit pas « c’est facile, c’est pour tout le monde ». Elle dit plutôt « c’est bon, et ça peut être simple ». Ce n’est pas du rabais, c’est de l’accessibilité. La nuance compte.

S’adapter à la nouvelle réalité

Ce repositionnement survient alors que les marques québécoises font face à des réalités économiques serrées. Basée en Montérégie, 1642 doit inventer pour survivre. Elle choisit de servir à la fois l’industrie de la restauration et les consommateurs qui ne veulent plus compliquer leurs plaisirs.

Les habitudes de consommation bougent. Le cocktail maison des années 2010, c’était un hobby. Maintenant, les gens veulent un bon verre sans complications. C’est dans cette dynamique que 1642 se repositionne.

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