Trois jours de musique au cœur de l’été montréalais. Une programmation ambitieuse, une fréquentation record, et comme chaque année, des moments qui marquent. Présente sur le site le vendredi et le samedi, voici ce que j’ai vu, aimé, et ce que je retiens de cette édition d’Osheaga.

Une première journée bien remplie
J’arrive sur le site alors que Damiano David est déjà sur scène. L’artiste, connu pour son charisme, maîtrise le contact avec la foule. La prestation est directe, bien menée, efficace.
Finneas offre un moment plus calme, presque introspectif. Il installe une atmosphère sobre, sans chercher à séduire. Le résultat est propre, discret, mais cohérent.
Dominic Fike passera plus tard dans un registre différent. Il joue avec décontraction, enchaîne ses morceaux sans excès. Son interprétation de Yellow de Coldplay est inattendue, sobre, bien reçue par le public.
Luidji est l’un de ceux que j’attendais. Sur scène, il reste fidèle à ce qu’on connaît de lui : un univers personnel, une écriture précise, une voix posée. Pas de démonstration, mais une cohérence, une justesse. Un moment fort de la journée.
Jorja Smith propose ensuite un concert bien construit. Voix maîtrisée, choix de morceaux cohérents, interprétation sans excès. Elle impose une forme d’élégance tranquille.
Barry Can’t Swim est l’une des belles surprises du jour. Son set, dansant mais structuré, bénéficie d’un groupe en soutien, ce qui donne une vraie ampleur au live.
La journée se termine pour moi avec Doechii. Très attendue, elle livre une performance solide, parfaitement calibrée. Tout est en place : chorégraphie, présence, tempo. Rien à redire.

Une deuxième journée perturbée par une averse, mais marquante
Une chaleur estivale plane sur le site toute la journée, et on sent que l’orage n’est pas loin.
Naomi Sharon livre une performance maîtrisée. Voix posée, mise en scène minimale, atmosphère soignée. Elle réussit à installer une vraie cohérence dans son univers.
Shaboozey change complètement de registre, mais l’énergie passe bien. Son mélange de hip-hop et de country fonctionne. Il occupe l’espace, tient le rythme, et parvient à garder l’attention du public malgré la densité de la programmation.
Peu avant le concert de Tyler, The Creator, une averse interrompt temporairement le programme. Le public se replie sous des abris parfois improvisés, mais reste sur place.
Lorsque Tyler entre enfin en scène, on sent le soulagement collectif, le concert peut se dérouler comme prévu. Il gère l’espace, contrôle le tempo, impose sa direction artistique. Le public suit, attentif. Une prestation solide, spectaculaire, bien livrée.
Je n’étais pas présente le dimanche, mais les retours sur la prestation d’Olivia Rodrigo, qui clôturait cette 18e édition, sont unanimes. L’artiste a livré un concert à la hauteur des attentes, avec une énergie constante et une capacité à rassembler des publics très variés.

Rendez-vous en 2026
Pour les amateurs d’électro, îLESONIQ prendra le relais les 9 et 10 août au parc Jean-Drapeau. Parmi les têtes d’affiche annoncées : John Summit, Illenium, Sullivan King b2b Crankdat, Sara Landry, Mau P, Chase & Status.
Sinon, pour ce qui est d’Osheaga, l’édition 2026 aura lieu du 31 juillet au 2 août. Les billets sont déjà disponibles, en quantité limitée. On s’y croise l’an prochain ?
