Dans le cadre du festival « La Francophonie au féminin. Un espace à inventer » qui a eu lieu à Montréal du 24 au 28 avril dernier, j’ai pu assister à une causerie, où j’ai eu le plaisir d’écouter sept écrivaines originaires de différents coins dans le monde (Geneviève Damas de Belgique, Faouzia Zouari et Cécile Oumhani de la Tunisie, Hyam Yared du Liban, Sedef Ecer de la Turquie, et Lisa Gauvin et Nicole Brossard du Québec) réunies pour parler du sujet suivant, « Les commencements : écrire quand on est une femme ».

Avec Lisa Gauvin comme animatrice pour coordonner le tour de table, elles ont chacune partagé soit un texte, soit un témoignage personnel par rapport à leur expérience en lien avec l’écriture ou soit les deux. À travers leurs romans, leurs pièces de théâtre ou leur poésie, elles expriment leur passion commune de l’écriture et déplorent l’aspect patriarcal omniprésent à travers les écrits du passé.
En fait, l’écrit a longtemps été réservé aux hommes alors que pour les femmes, on ne leur a laissé que l’oralité. Il a fallu se battre pour avoir accès à l’écrit. Elles nous rappellent à quel point les femmes ont été longtemps négligées, mises de côté et qu’elles ont dû se taire pour certaines situations qu’elles nous décrivent.Â

Elles se sont inspirées de leurs vécus et de ce qu’ont vécu leurs mères pour rédiger leurs œuvres littéraires. Ces admirables et audacieuses écrivaines révèlent qu’elles ont écrit contre la mentalité patriarcale de leurs mères, parfois à la manière de leurs pères, mais pour protéger le bien-être de la femme en soi incluant leurs mères dans la société, la culture et le pays d’origine dont elles ont grandi. Elles sont comme la voix féministe qui se sont rebellées face aux pensées conservatrices.

Elles nous rappellent à quel point au Québec, nous sommes choyées, de pouvoir nous exprimer librement et nous éduquer sans contrainte politique ou sociale. Bien que les conditions de la femme soient meilleures aujourd’hui comparativement à l’époque, il reste encore beaucoup de chemin à faire partout à travers le monde et même ici au Québec.