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L’Arbre enchanté : une aventure familiale qui donne envie de décrocher des écrans

L’Arbre enchanté, adaptation des romans jeunesse d’Enid Blyton, arrive en salle le 21 août. Andrew Garfield et Claire Foy y jouent des parents qui traînent leurs trois enfants loin de la ville, loin des écrans, et tombent sur un arbre qui mène à d’autres mondes. Le pitch n’a rien de neuf, mais le film assume pleinement son statut de divertissement familial sans prétention.

Changer de vie… et tomber sur un autre monde

Tim et Polly Thompson, incarnés par Andrew Garfield et Claire Foy, quittent la ville avec leurs trois enfants pour s’installer à la campagne. Les parents rêvent de jardin, de repas faits maison et d’une vie un peu moins effrénée. Les enfants, eux, regrettent surtout leurs écrans et leurs habitudes.

Le déménagement prend une tournure inattendue lorsque la cadette découvre dans la forêt un arbre gigantesque habité par d’étranges personnages, dont Moonface (Nonso Anozie) et Silky (Nicola Coughlan). Au sommet, une échelle ouvre chaque jour sur une nouvelle destination, pays des glaces, royaume des fées, le temps d’une aventure autonome. Ça permet au film de multiplier les décors sans jamais s’éloigner longtemps des Thompson et de leurs tensions familiales, qui restent le vrai fil conducteur.

Un casting qui fait une bonne partie du travail

Scénarisé par Simon Farnaby, qui a notamment cosigné Paddington 2 et Wonka, L’Arbre enchanté retrouve par moments cette façon très britannique de mélanger fantaisie, humour et émotion sans trop appuyer sur l’un ou l’autre.

Andrew Garfield et Claire Foy forment un duo attachant de parents qui découvrent assez rapidement que changer de décor ne suffit pas forcément à simplifier la vie. Les enfants ont aussi droit à leurs propres résistances, particulièrement l’aînée, beaucoup moins disposée que les autres à se laisser séduire par la forêt et ses habitants.

Autour d’eux, le film s’amuse avec un casting presque démesuré : Rebecca Ferguson devient Dame Snap, Nicola Coughlan apporte son énergie à Silky, tandis que Jennifer Saunders, Michael Palin, Lenny Henry, Simon Russell Beale et Jessica Gunning viennent peupler cette forêt déjà bien chargée.

Pas révolutionnaire, mais franchement charmant

Avec autant de personnages, de mondes et d’idées à faire entrer en 1 h 50, certaines péripéties sont expédiées et quelques figures auraient mérité davantage d’espace. Le film reste aussi très sage dans sa façon d’aborder le fantastique familial.

Mais il a du charme, et ça compense pas mal de choses.

Créatures et mondes fantaisistes mis à part, l’histoire reste celle d’une famille qui essaie simplement de retrouver du temps ensemble. Le message sur notre dépendance aux écrans est évident, mais assez bien intégré au récit pour ne pas virer à la leçon pour enfants.

Verdict

L’Arbre enchanté ne deviendra peut-être pas le nouveau Paddington, mais il offre une aventure drôle, colorée et réconfortante qui fait très bien le travail pour une sortie en famille. Et avec la rentrée qui approche, son invitation à délaisser les écrans pour aller prendre l’air tombe plutôt bien.

À voir en famille dès le 21 août.

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