Avignon : coulisses d’un festival et quiproquos amoureux

Avec Avignon, son premier long métrage en tant que scénariste et réalisateur, Johann Dionnet choisit un décor hautement symbolique : le Festival d’Avignon, véritable temple du théâtre.

On y suit Stéphane, comédien de boulevard en perte de vitesse, qui rejoint une troupe à la dernière minute et y croise Fanny, une ancienne camarade devenue actrice reconnue. Pour la séduire, il s’invente une carrière qu’il n’a pas, s’enfermant dans un mensonge qui menace de s’effondrer à tout moment.

Le film emprunte les codes de la comédie romantique classique : un homme maladroit, une femme admirée, un quiproquo qui s’étire un peu trop. Mais au-delà de l’intrigue sentimentale, Avignon s’intéresse à ce qui se joue en coulisses.

Dionnet oppose deux mondes du théâtre souvent perçus comme incompatibles : celui du boulevard, populaire et léger, et celui des classiques, plus noble aux yeux du milieu. À travers ses personnages, il interroge la légitimité, le doute, et le regard que portent les artistes sur leur propre parcours.

On sourit face aux situations absurdes et aux dialogues bien sentis, on reconnaît avec plaisir les petites mesquineries et les angoisses du milieu théâtral. Reste que le film manque parfois d’ampleur et se contente d’effleurer ses enjeux.

Charmant et sympathique, Avignon ne bouleversera pas le genre mais remplit sa promesse : offrir un bon moment, léger et drôle, dans l’effervescence du plus grand festival de théâtre du monde.

Distribué au Canada par TVA Films, Avignon est à l’affiche au Québec depuis le 5 septembre 2025.