J’ai pu visionner en avant-première le film français Comme par Magie mettant en vedette Kev Adams et Gérard Jugnot.
Synopsis
Victor, jeune magicien en pleine ascension, élève seul sa fille Lison. Enfin seul, pas tout à fait, car Jacques, son fantasque beau-père, s’immisce dans sa vie et celle de sa petite-fille, auprès de laquelle il retrouve une nouvelle jeunesse. Un tandem improbable qui aura pour arbitre Nina, l’amie d’enfance de Victor.
Mon avis
Comme par Magie débute avec le décès soudain de la partenaire de Victor lors de l’accouchement. Le film s’amorce bien avec des moments cocasses du nouveau père maladroit qui essaie de tisser un lien avec son beau-père. Cette première partie du film, des débuts de bébé Lison, avait beaucoup de potentiel.
Néanmoins, le déroulement des scènes de la deuxième moitié du film est assez éparpillé à en perdre le fil. Trop de sujets ont été abordés. Le manque de profondeur rend le spectateur confus : Lison grandit avec son papi en campagne pendant que Victor part en tournée. Lorsqu’il vient la visiter, elle ne le reconnaît pas et a peur de lui. Ce rejet plonge Victor dans une dépression malhabilement exploitée.

Kev Adams joue un personnage stoïque lors de ses moments de tristesse et lors de ses prestations lors de ses spectacles. Je me questionne constamment sur sa motivation. Je ne suis aucunement convaincue que ce soit un grand magicien et a peu d’empathie pour son personnage de père peiné. Heureusement, la relation pleine de tendresse entre papi et la mignonne petite Lison sauve le film. Mon enfant de quatre ans a même réclamé de voir leurs scènes plusieurs fois, car leur complicité rappelle ses moments avec son grand-père.

Comme par Magie rappelle les films américains The Majestic ou The Illusionnist, mais à la française avec un sujet plus profond qui est la parentalité. Comme par Magie sort ce vendredi 3 mai dans les salles de cinéma au Québec.