Les 11 pièces mode qu’on veut porter cet automne

Après un été où les routines beauté ont tout raflé, c’est au tour de la garde-robe de reprendre la vedette. Les défilés automne-hiver ont donné le ton avec des imprimés animaliers assumés, des carreaux partout, des matières qu’on a envie de toucher et une palette qui glisse vers le bordeaux et l’aubergine. Pas besoin pour autant de tout remplacer pour suivre le mouvement.

Une jupe bien choisie, un sac texturé ou une paire de bottes suffisent à donner un coup de jeune à ce qu’on porte déjà. Voici les onze pièces sur lesquelles on a craqué cette saison, de la trouvaille à moins de 30 $ au bijou fait main dans le Mile End.

La jupe léopard, du bureau au 5 à 7

L’imprimé léopard n’a jamais vraiment quitté nos placards, mais cet automne, il s’affiche sans complexe. On l’aime particulièrement en jupe nuisette, une coupe midi fluide qui adoucit le motif et le rend facile à porter au quotidien. Celle de Joe Fresh est taillée dans un crêpe léger à taille élastique, dans un brun chaud qui se marie à tous les neutres de l’automne.

Le jour, on la porte avec un col roulé crème et des bottes hautes. Le soir, un haut noir ajusté et des boucles d’oreilles dorées suffisent. À 29 $, c’est sans doute la façon la plus abordable d’essayer la tendance avant d’investir dans un manteau.

Le carreau quitte la chemise de bûcheron

Les carreaux reviennent chaque automne, mais les défilés de la saison les ont posés sur des silhouettes plus féminines et plus graphiques. La robe en tricot de Reitmans en est un bel exemple, avec son ourlet asymétrique qui bouscule le côté sage du motif et donne du mouvement à la silhouette.

Le tricot la rend confortable pour une longue journée au bureau. On la porte avec des bottes hautes ou avec des collants opaques et des mocassins, une combinaison très vue dans les tenues de rue de la saison. C’est la robe qu’on enfile sans réfléchir un mardi matin et qui fait quand même son effet.

Des matières qu’on a envie de toucher

Fausse fourrure, sherpa, polaire bouclée, les matières douillettes sont partout cette saison, et on les adopte volontiers par petites touches. Le petit sac Blake de Levi’s en sherpa blanc cassé permet de suivre la tendance sans s’engager dans un manteau en fausse fourrure. Son format compact se porte à l’épaule ou en bandoulière grâce à sa courroie amovible, et sa poche extérieure à bouton-pression garde le cellulaire à portée de main. Il se vend 60 $.

Dans le même esprit, le manteau-chemise Panorama de Columbia fait le pont entre la chemise et le manteau. Sa polaire texturée ultradouce, ses grandes poches et ses boutons-pression dissimulés en font la couche idéale des matins frais, par-dessus un col roulé ou même sur la robe en tricot à carreaux.

Le blouson aviateur en suède

Le bomber s’impose comme la veste de l’automne, et on le préfère cette saison en suède, avec un col en peau lainée qui rappelle les blousons d’aviateur d’époque. Le blouson Lizzie de RUDSAK, maison née en 1994 dans un atelier du boulevard Saint-Laurent, en est la version la plus réussie qu’on ait vue. Son suède caramel, son large col en peau lainée, ses deux grandes poches et ses bords côtelés lui donnent une allure à la fois rétro et très actuelle.

On le porte ouvert sur un col roulé crème et une minijupe avec des bottes hautes, ou par-dessus la robe en tricot à carreaux pour casser son côté sage. À 1 595 $, c’est un investissement, mais le genre de pièce qu’on ressort chaque automne pendant des années.

Le croco, version bordeaux

L’effet croco a détrôné la peau de serpent comme texture de l’automne, et Prada, Chanel et Celine l’ont tous proposé dans des couleurs franches. Pour l’adopter à petit prix, on se tourne vers ALDO, une maison née à Montréal, et son sac Ariea en bordeaux. Embossé façon crocodile, bien structuré, avec fermeture magnétique et bandoulière ajustable, il passe sans effort d’une réunion à un souper.

Sa teinte profonde, à mi-chemin entre le vin et la prune, est aussi une jolie façon de toucher aux tons violets qui dominent la saison sans s’habiller de la tête aux pieds. Il se vend 70 $.

Le collier de perles revisité

Les bijoux qui se voient font partie des grandes tendances de l’automne, et les créateurs prennent plaisir à revisiter les classiques. Le collier Xalune d’Anne-Marie Chagnon réinvente le collier de perles en faisant alterner de généreuses billes de verre et des pièces en étain, ici en version deux tons. Comme toutes les créations de la joaillière, il est coulé et assemblé à la main dans son atelier du Mile End.

À 289 $, c’est la pièce investissement de cette sélection, celle qu’on garde longtemps et qui suffit à transformer un simple pull noir. Sa collection automne-hiver puise d’ailleurs dans les archives de la maison, une façon de créer des bijoux qui ont déjà l’allure d’un héritage.

La casquette gavroche, version québécoise

Après des années de tuques, le couvre-chef d’automne prend un virage rétro. Bérets, chapkas et casquettes gavroche reviennent en force, et Prada a même fait défiler des gavroches en tweed pour l’automne-hiver. La casquette Bonaventure du Chapelier, conçue et fabriquée au Québec à Saint-Boniface, en Mauricie, est taillée dans un lainage doux doublé de coton.

Elle s’ajuste grâce à un cordon intérieur et se plie pour se glisser dans le sac quand le soleil revient. On craque pour la version rouge, qui rejoint le duo rouge et violet vu partout cette saison, mais elle existe aussi en charbon, en noir et en marine. Elle se vend 57,95 $.

Les collants rouge vin

Les collants de couleur ont fait un retour discret l’an dernier, et cet automne, on les ose franchement. Le rouge vin est la teinte la plus facile à adopter, puisqu’il prolonge la palette bordeaux de la saison sans jamais avoir l’air d’un déguisement. Les collants essentiels 30 deniers de Mondor, fabriqués au Québec et offerts chez Rien ne se perd, tout se crée, ont juste ce qu’il faut de transparence pour le bureau.

Sous la jupe léopard, avec la botte en daim et le sac Ariea, ils complètent une tenue très automne pour à peine 18,40 $ de plus.

La botte haute en daim

La botte haute reste la chaussure de l’automne, mais le daim lui donne cette année une allure plus détendue, presque western. Repérée chez Marshalls, cette botte en suède à silhouette droite a tout ce qu’on cherche, avec sa tige ample, son talon bloc en bois empilé et un beige rosé qui s’accorde aussi bien au jean brut qu’à la jupe léopard.

Elle se vend 99,99 $ en magasin, pour un prix de comparaison de 140 $. Comme toujours chez Marshalls, les arrivages varient d’une succursale à l’autre, alors mieux vaut ne pas trop tarder.

Les pieds au sec, avec style

L’automne à Montréal, c’est aussi la pluie, la gadoue et les flaques au coin de chaque rue. Kamik, marque québécoise qui chausse les Canadiens depuis 1898, a pensé ses nouvelles bottes Lowtide pour ces journées-là. Sans couture et entièrement imperméables, elles s’enfilent en un geste et sont faites d’un caoutchouc recyclé, sans PVC, qui garde sa souplesse et son adhérence quand le trottoir devient glissant.

Leur tige de 18 cm, bordée de néoprène, se glisse sous un jean droit ou se montre avec une jupe midi. Leurs coloris sobres, du fossile au vert olive foncé en passant par le noir et le gris pâle, les rendent assez jolies pour le trajet jusqu’au bureau. La majorité de la production de Kamik se fait encore au Québec, ce qui ne gâche rien. Elles se vendent 139,99 $.

Une ou deux pièces fortes par tenue

Ces onze pièces ont été choisies pour se répondre. La jupe léopard s’accorde aux collants rouge vin et aux bottes en daim, le bomber en suède réchauffe la robe à carreaux et la casquette gavroche donne du caractère au manteau-chemise. Cet automne, on mise sur une ou deux pièces fortes par tenue et on laisse le reste de la garde-robe faire le travail.

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