Cette semaine, j’ai eu le privilège de visiter les coulisses du Cirque du Soleil, où j’ai pu voir l’envers du décor du spectacle OVO, dans sa version totalement renouvelée pour 2024. Entre costumes fascinants, discussions avec les artistes et découvertes des nouveautés acrobatiques, j’ai eu un aperçu exclusif de ce chef-d’œuvre qui s’apprête à enchanter le public.

Une scénographie entièrement revisitée
Sous la supervision du scénographe Gringo Cardia, OVO se dote d’un tout nouvel univers visuel. J’ai d’ailleurs été frappée par la grandeur des éléments scénographiques : d’immenses fleurs (hibiscus de 4 à 5 mètres de hauteur) et des feuilles mobiles recouvrent la scène comme une véritable canopée. La scénographie ne se contente pas de recréer la nature : elle en devient une extension artistique, immersive et spectaculaire.
Lors du spectacle, le public pourra apprécier les projections vidéo inédites qui ajouteront une profondeur saisissante à l’œuvre : les jeux de lumière et de textures donneront vie au décor, transformant chaque la scène en une peinture animée.

Des numéros inédits qui repoussent les limites
Pendant ma visite, j’ai pu échanger avec l’un des artistes jouant le rôle d’un criquet. Entre deux répétitions, il m’a raconté les nouveautés autour de son rôle ainsi que les acrobaties auxquelles le public pourra s’attendre, ça promet !
Toujours parmi les nouveautés marquantes, trois nouveaux numéros acrobatiques viennent enrichir le spectacle :
- Filet aérien : Un papillon de nuit lutte délicatement contre une toile d’araignée scintillante tout en subtilité et en émotions.
- Diabolo : Dans une atmosphère feutrée, un scarabée solitaire manipule avec une précision hypnotique son diabolo, jouant avec l’ombre et la lumière pour créer une danse lumineuse.
- Mâts chinois : Les puces acrobatiques sautent avec une agilité époustouflante de mât en mât, défiant les lois de la gravité.

Des costumes inspirés par la nature
Lors de ma visite, j’ai également pu admirer de près les costumes imaginés par Liz Vandal. Chaque pièce est une œuvre d’art : les textures évoquent à la fois la fragilité des ailes de papillon et la solidité des carapaces d’insectes.
Les costumes des criquets, en particulier, sont fascinants : combinant rigidité et flexibilité, ils ont nécessité plus de 75 heures de travail pour être réalisés. Tout, jusqu’aux antennes, est pensé pour amplifier l’illusion et transformer l’artiste en insecte.

Une bande-son réinventée
La musique, dirigée par Berna Ceppas, conserve son ADN brésilien mais intègre des compositions inédites pour accompagner les nouveaux numéros, comme le filet aérien et le diabolo. Les sons d’insectes enregistrés dans la nature se mêlent aux percussions et aux mélodies, créant une ambiance immersive qui fait vibrer chaque tableau.
Ce dialogue constant entre musique et acrobaties est l’un des grands atouts d’OVO. Avec cette nouvelle version, OVO dépasse ses propres frontières. Plus qu’une simple reprise, c’est une redécouverte totale, une célébration de la biodiversité et de l’énergie vitale qui anime le monde des insectes. La richesse des détails, qu’il s’agisse des costumes, de la scénographie ou des numéros, témoigne du soin apporté par toute l’équipe pour offrir une expérience unique.