Cabane à sucre, couple mixte et réalités bien québécoises

Dans Un musulman à la cabane à sucre, Khalil Guliwala et Florence Morin-Laurin racontent leur quotidien à travers une série de scènes inspirées de leur vie de couple mixte et de jeunes parents.

Du Costco à la cabane à sucre, en passant par les fêtes d’enfants, les funérailles ou encore Noël, le livre explore des situations en apparence banales, jusqu’à ce qu’on les regarde autrement.

À travers ces moments du quotidien, les auteurs mettent en lumière les codes implicites, les malaises et certaines contradictions bien ancrées au Québec. Le tout porté par un humour assumé, parfois absurde, souvent très juste.

Mon avis

Le livre se lit rapidement. Les chapitres sont courts, rythmés, et donnent envie d’enchaîner.

Le ton est franchement drôle. Les interventions de Florence Morin-Laurin apportent un contrepoint intéressant, avec un regard québécois qui vient enrichir celui de Khalil. Ce jeu de perspectives fonctionne très bien.

Certains passages font mouche parce qu’ils révèlent des réalités très familières, mais vues sous un angle inattendu. La place qu’on accorde aux animaux de compagnie, par exemple, jusqu’à leur offrir une assurance santé. Ou encore l’expérience à la cabane à sucre, où Khalil se retrouve face à une formule « à volonté »… sans pouvoir réellement en profiter. Le décalage est simple, mais efficace.

Au-delà de l’humour, le livre aborde aussi la question de l’adaptation culturelle. À plusieurs moments, certaines situations font écho à des réalités que beaucoup reconnaîtront, même si elles sont ici racontées avec un ancrage très québécois.

Un musulman à la cabane à sucre est une lecture accessible, drôle et bien observée, qui fait réfléchir sans jamais se prendre trop au sérieux.

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