Dessin refuge, de Jonathan Bécotte et Camille Lavoie, propose de plonger dans l’univers de Yohan, un enfant dont l’attention s’échappe souvent vers les nuages. Le rythme rapide de l’école et les nombreuses demandes scolaires deviennent parfois trop intenses pour lui. Pour retrouver son calme, Yohan se tourne vers le dessin. Les personnages qui prennent vie sous ses crayons deviennent un espace refuge où il peut comprendre ses émotions et apprivoiser ce qui le dépasse.
Le livre aborde ainsi la réalité d’un enfant vivant avec un TDAH et cherche à transmettre un message simple : la différence n’est pas un défaut, et les passions, comme le dessin, peuvent devenir un moyen de se recentrer et de s’exprimer.

Mon avis
Dessin refuge met en lumière certains aspects du TDAH afin que les enfants qui en vivent ne se sentent pas seuls. L’image du « hamster qui court » dans la tête, par exemple, offre une métaphore parlante pour illustrer la pensée rapide et parfois envahissante associée à ce trouble.
Dans l’ensemble, le récit aurait peut-être gagné à être un peu plus structuré afin de mieux soutenir l’attention des jeunes lecteurs, particulièrement ceux ayant un TDAH. Les illustrations, quant à elles, recréent bien l’atmosphère de l’école, un univers familier dans lequel plusieurs enfants pourront se reconnaître.
Le TDAH se manifeste différemment d’un enfant à l’autre, si bien que tous ne s’y reconnaîtront pas forcément. Le message principal reste toutefois clair : chacun peut trouver son propre refuge. Pour Yohan, c’est le dessin; pour d’autres, ce sera peut-être le sport, le bricolage ou toute autre passion qui leur permet de s’exprimer et de se recentrer.
Au final, Dessin refuge, publié chez Québec Amérique, rappelle que chaque enfant possède une façon unique d’apprivoiser son monde intérieur et de transformer sa différence en force.