L’enfant rêvé : À la dérive de son rêve

L’enfant rêvé c’est un film humain, dramatique et plein d’émotions. L’amour est au rendez-vous et au cœur du long-métrage. L’envie incroyable et puissante d’un père de pouvoir avoir un enfant rythme chaque seconde du quatrième film de Raphaël Jacoulot.

Le réalisateur signe cette œuvre avec des émotions poignantes, vraies et des images à couper le souffle. Il raconte l’histoire de François, propriétaire d’une scierie familiale. Le film est centré sur son plus grand désir : avoir un enfant. Malheureusement inconcevable dans son couple, François est projeté dans une histoire d’adultère d’où en sortira un petit garçon.

Ce drame émotionnel prend place dans les magnifiques forêts du Jura. La nature et la flore nous émerveillent et créent un cadre magique à une histoire terrible. François déraille, prisonnier entre deux superbes femmes, l’amour, son enfant et son travail. Amour, colère, frustration, envie. L’enfant rêvé a pourtant un rythme très doux, lent. On ne s’ennuie pas de voir dégringoler la situation du personnage principal.

Autour de lui gravitent deux actrices françaises formidables. Le jeu des acteurs est splendide. Tout passe par les yeux des deux comédiennes. Le spectateur a l’impression d’être plongé dans un moment de réalité. Louise Bourgoin et Mélanie Doutey donnent vie à deux femmes vraies et indépendantes prêtes à tout pour leur bonheur.

Drame abordé sous la forme d’un thriller, la musique s’avère alors particulièrement intense et clache un peu avec l’ambiance émotionnelle que les acteurs arrivent à créer. Un peu dérangeante, elle survient surtout dans des moments d’émotions fortes vécues par le personnage principal, François. Bref, l’aspect thriller surtout souligné par la trame musicale ne sera clairement pas apprécié de tous.

Le long-métrage reste tout de même magnifiquement bien réalisé et construit. Les éléments s’enchainent sans brusquer les spectateurs, les émotions se bâtissent et découlent des événements. On a l’impression de suivre un petit animal à la dérive dans le courant qui tournoie de tout bord tout côté en s’accrochant à son plus grand rêve. Les rêves rendent parfois fou…

Ce que je retiens de L’enfant rêvé, c’est principalement la réussite de la production de nous placer au centre des émotions et de ne pas pouvoir prendre parti. On s’accroche à l’envie insatiable de François d’avoir un enfant. On s’accroche aux ambitions de sa femme de vouloir adopter puisqu’elle ne peut donner la vie. On s’accroche aux besoins de protection de la famille de sa maîtresse. Le spectateur se retrouve lui aussi en plein cœur des dialogues et est déchiré par les mots et les non-dits.

On s’accroche à cet enfant. On est projeté dans le drame.

Pour visionner le film, rendez-vous sur la plateforme numérique des Cinémas Beaubien, Parc et du Musée au cinemaduparc.com.

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Marie-Ève Albert

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