J’ai eu le privilège de voir Avatar : Feu et cendre en IMAX 3D, avant sa sortie officielle du 19 décembre en salle. Ce nouveau volet reprend exactement là où Avatar : La Voie de l’eau s’était arrêté, soit le retour de la famille Sully chez les Metkayina, marqué par le lourd décès du fils aîné.

Synopsis
La famille de Jake Sully et Neytiri est encore aux prises avec le chagrin causé par la mort de Neteyam. Ils rencontrent une nouvelle tribu Na’vi agressive, le Peuple des cendres, menée par la fougueuse Varang, tandis que le conflit sur Pandora s’intensifie.
Un visuel fidèle à Pandora
Dès la scène d’ouverture, Lo’ak, le deuxième fils de Jake Sully, assure la narration. Ce changement de voix donne immédiatement un ton différent à la saga, puisque l’histoire se poursuit à travers les yeux de la nouvelle génération.
« Avatar : Feu et cendre » reste visuellement dans la même identité que le volet précédent. La 3D est réellement utile et immersive. Certaines séquences sont comparables au manège Avatar : Flight of Passage d’Animal Kingdom à Disney World tant elles sont convaincantes et époustouflantes. James Cameron demeure imbattable dans son exploration de l’univers de Pandora. Toutes les scènes dans l’eau, et surtout les batailles aquatiques, sont littéralement à couper le souffle et confirment encore une fois sa maîtrise de la mise en scène aquatique depuis Titanic.

Des performances fortes
Côté jeu, le CGI est peut-être l’avenir de l’acting, mais il souffre encore de certaines limites, notamment dans les micro-mouvements du visage. L’absence de mouvements subtils du nez, par exemple, enlève parfois un peu d’expression émotionnelle.
Heureusement, les émotions passent aussi par la voix et le regard. Sigourney Weaver est remarquable dans le rôle de Kiri : elle parvient une fois de plus à transmettre des nuances émotives incroyables, même en interprétant une adolescente. Stephen Lang montre aussi de nouvelles facettes de son talent dans le rôle du Colonel Quaritch. Cette fois, il ne joue pas uniquement le méchant : il révèle un côté paternel touchant dans ses scènes avec Spider. Oona Chaplin, pour sa part, incarne avec une grande conviction la redoutable Varang , une antagoniste presque “jokeresque”, aussi troublante qu’intense.

Mon humble avis
Je n’ai pas vu passer les 195 minutes du film. Le rythme est rapide, sans longueurs, avec énormément d’action. Même les rares pauses servent essentiellement à préparer les scènes suivantes. Certaines scènes de romance m’ont fait rouler les yeux, mais elles sont assez brèves pour ne pas nuire au rythme global. Le spectateur reste en adrénaline presque du début à la fin.
On retrouve également plusieurs acteurs et créatures du premier Avatar, ce qui renforce le caractère épique, notamment dans le combat final. J’ai particulièrement apprécié le duel à mains nues entre le Colonel et Jake Sully : malgré l’atmosphère apocalyptique, cette scène réussit à humaniser les personnages dans un contexte où le CGI domine.
Ce film demeure fidèle au tout premier Avatar par son énergie, son souffle et ses thèmes.
C’est clairement un film à voir en IMAX 3D : l’expérience en vaut pleinement la peine.
Je le reverrais volontiers avec mon chum, mais pas avec mes jeunes enfants : la violence est plus directe et plus marquée que dans l’opus précédent, avec des scènes d’extermination beaucoup plus explicites.
Avatar : Feu et cendre est un volet épique, viscéral et centré sur la survie. James Cameron perpétue l’univers de Pandora en le livrant avec force, maîtrise et une fin assez ouverte pour nourrir mille possibilités de suite.