Bambino, la table italienne maximaliste de JEGantic, ouvre dans le Vieux-Montréal

L’idée est née pendant un match de hockey, lorsque John E. Gumbley, fondateur du groupe JEGantic (Yoko Luna, Bord’Elle, Hang), a confié à son chef exécutif Andrew Bambino qu’il travaillait sur un concept italien. Le chef rêvait lui aussi d’un restaurant italien et les deux hommes ont décidé de le faire ensemble. Sept ans plus tard, Bambino occupe le rez-de-chaussée du nouvel hôtel Eurostars, rue Saint-Nicolas, et quelques joueurs du Canadien y ont déjà soupé à la veille du début de la saison, un joli clin d’œil aux origines du projet.

Le petit de la brigade

Le nom vient du surnom qu’on donnait au chef à ses débuts, lorsqu’il était le plus jeune cuisinier sur la ligne, entouré de collègues de la vieille école. Il revient ici à la cuisine de sa famille, après un chantier qui a connu des changements de lieu, des matériaux introuvables et des plans refaits à répétition. Plutôt que de s’acharner sur la vision de départ, l’équipe a laissé le projet évoluer au gré des imprévus, ce qui explique en bonne partie son audace.

Six mille perles pour une nonna

Quelque 6 000 sphères de bois taillées à la main rendent hommage à la grand-mère du chef, qui ne sortait jamais pour une grande occasion sans ses perles. Au centre de la salle, un chérubin de béton retravaillé par l’artiste montréalais Stikki Peaches glisse des références à cette nonna et à la mère disparue de John Gumbley. Autour, le décor ne se refuse rien, avec une paroi d’opale bleue rétroéclairée à l’entrée, des plafonds peints façon fresque, des boiseries en loupe de bois inspirées des intérieurs Rolls-Royce et une banquette de velours rouge de 30 pieds qui reprend la forme du savoiardi, le biscuit du tiramisu.

À partager au centre de la table

La cuisine joue la carte des grands classiques italiens, servis avec des tomates sous étiquette privée, de l’huile d’olive des Pouilles et des citrons de la côte amalfitaine. Au lancement, on a goûté à une salade César façon Zia, un hommage à la tante, à un tartare de bœuf relevé de bomba calabraise, à des mini gnocchis de ricotta à la crème de gorgonzola et à un bar alla puttanesca, avant de terminer sur un gâteau aux carottes au caramel à l’huile d’olive. Côté bar, Jason Cabanillas, ambassadeur de Patrón, propose un espresso martini sbagliato, un gimlet à l’italienne et les incontournables spritz et negroni, en plus d’une carte de vins entièrement italienne.

Sortir comme avant

Bambino prend le contre-pied de la restauration décontractée et cultive une ambiance semi-formelle à formelle. On y vient bien habillé, on commence par une coupe de champagne au bar et on s’attarde à table, en amoureux, entre amis ou pour un souper d’affaires. Le restaurant est ouvert du mardi au samedi au 428, rue Saint-Nicolas, et les réservations se font sur son site ou au 514 360-9673. Le dimanche, fidèle à la tradition, est réservé à la famiglia.

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