Canettes de ruelle : 100 murs à peindre pour les 10 ans du festival

Combien de festivals d’art urbain se déroulent derrière chez le monde, entre les portes de garage et les bacs de recyclage? Canettes de ruelle revient du samedi 5 au lundi 7 septembre dans le Vieux-Rosemont pour souligner ses dix ans, avec un objectif qui donne une idée de l’ampleur prise par l’événement : 100 murs à embellir en trois jours.

Le terrain de jeu du festival explique en bonne partie son caractère. Tout se passe dans les ruelles résidentielles, sur des murs prêtés par les gens qui habitent le quartier. On y croise des muralistes établis, des graffeurs et des artistes de la relève en plein travail, parfois à quelques mètres seulement des passants.

Trois jours pour voir les murales prendre forme

Pour cette 10e édition, le parcours s’étend aux ruelles comprises entre les 2e et 10e avenues, de Masson à Saint-Joseph. De nouvelles surfaces s’ajoutent cette année, dont plusieurs murs de grande hauteur qui seront peints à l’aide de plateformes élévatrices.

L’un des intérêts du festival est de pouvoir découvrir les œuvres pendant leur création. Pendant trois jours, le public peut circuler librement dans les ruelles et regarder les artistes travailler, des premières esquisses jusqu’aux murales qui prennent progressivement forme.

La programmation ne s’arrête pas à la peinture. Des courts métrages d’animation, des prestations de DJ, de la danse, de la musique et une épluchette de blé d’Inde sont également prévus pendant la fin de semaine.

Le volet Canettes de ruelle Junior est aussi de retour. Lancé en 2025 avec l’école primaire Saint-Jean-de-la-Lande, il avait réuni quatre artistes, cinq bénévoles et 200 enfants autour de la réalisation de deux grandes murales.

Crédit photo : Canettes de ruelle

D’un mur de hangar à 449 murales

L’histoire de Canettes de ruelle commence en 2017, lorsque le muraliste Clarence Quirion Nolin obtient la permission de repeindre un mur de hangar dans le quartier. Après avoir sondé le voisinage, d’autres résidentes et résidents proposent à leur tour les murs arrière de leur propriété.

La première édition, baptisée Gatos Callejeros en hommage aux chats des ruelles, donne ainsi naissance à 12 murales entre les 7e et 8e avenues, entre Masson et Laurier.

Depuis, le projet a pris une tout autre ampleur. Entre 2017 et 2025, 674 artistes ont réalisé 449 murales sur 1,5 kilomètre de ruelles. Figuratif, lettrage, abstraction ou graffiti, les styles changent constamment au fil du parcours, au point que deux ruelles voisines peuvent offrir des univers complètement différents.

Le festival se termine le lundi 7 septembre, mais les œuvres restent sur place. Dès le lendemain, il sera toujours possible de parcourir gratuitement les ruelles pour les découvrir à son rythme. La carte des murales et les détails de la programmation sont disponibles sur canettesderuelle.org.

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