Pourquoi on dort si mal la nuit d’un déménagement

Chaque année, la période du 1er juillet voit des centaines de milliers de Québécois changer d’adresse. Boîtes, paperasse, logistique de dernière minute, les semaines qui précèdent le grand jour usent déjà les nerfs. Mais selon un nouveau sondage Léger commandé par Dormez-vous, c’est la nuit suivant le déménagement qui s’avère la plus éprouvante de toutes, devançant même celle du Nouvel An.

Un sommeil qui s’effondre le soir du déménagement

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En temps normal, 67 % des Québécois affirment bien dormir. Ce taux chute à 63 % le soir du 31 décembre, une baisse déjà notable liée à l’excitation et aux célébrations. Mais le soir d’un déménagement, il s’effondre à 40 %.

Plus du tiers des répondants, soit 37 %, associent d’ailleurs cette période de transition à un sentiment de stress marqué. Un chiffre qui n’étonnera personne ayant vécu la course contre la montre d’un changement d’adresse.

L’effet première nuit, expliqué par la science

Ce phénomène a un nom. Les chercheurs de l’Université Brown l’ont baptisé l’effet première nuit, une réaction où une partie du cerveau reste en état de vigilance lorsqu’on dort dans un environnement inconnu pour la toute première fois. Résultat, le sommeil devient fragmenté, les réveils nocturnes se multiplient et la récupération s’en trouve incomplète.

Marie-Ève L’Ecuyer, experte en sommeil chez Dormez-vous, rappelle que l’épuisement physique d’une journée de déménagement ne garantit pas automatiquement une bonne nuit. Selon elle, plusieurs personnes se retrouvent plutôt à tourner en rond dans un lieu qui ne leur est pas encore familier, alors même que cette première nuit joue un rôle clé pour amorcer un nouveau départ du bon pied.

Les gestes qui font la différence

Bonne nouvelle, quelques priorités simples permettent de mettre toutes les chances de son côté dès l’arrivée. Installer la chambre à coucher en premier, avant même de déballer le reste, fait partie des réflexes les plus efficaces. D’ailleurs, 46 % des Québécois disent déjà monter leur lit dès la première nuit, un instinct qui s’avère judicieux.

Maintenir une routine de sommeil aussi proche que possible de l’habitude, malgré le chaos environnant, aide également le cerveau à se sentir en sécurité plus rapidement. Créer un environnement propice au repos, même minimal, complète le tableau.

Un engagement qui dépasse le commerce

Pour souligner la période des déménagements, Dormez-vous collabore avec Urbania afin de partager des conseils pratiques sur le sommeil pendant cette transition. L’entreprise s’associe aussi au Collectif Bienvenue pour offrir des matelas, incluant des lits pour bébés et enfants, à des familles dans le besoin qui s’installent dans un nouveau logement. Une façon de rappeler que le sommeil réparateur ne devrait jamais être un luxe.

Sondage mené par Léger du 15 au 18 mai 2026 auprès de 1 048 résidents du Québec âgés de 18 à 74 ans. Marge d’erreur de ±3,0 %.

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